Hubert Colas retrouve le chemin du Merlan après plusieurs années durant lesquelles il a créé de nombreux spectacles, présentés pour certains au Festival d’Avignon. Il a également créé la structure “montévidéo” et le festival “actOral” dédiés aux écritures contemporaines, auxquelles, l’auteur-metteur en scène marseillais consacre l’ensemble de son travail.
Nous sommes donc heureux de le retrouver autour d’une question qui nous concerne tous, tant elle est intime et sociétale à la fois : la peur...
Peur du noir, peur de mourir, peur de l’autre, peur d’échouer, peur de l’avenir... La peur s’immisce dans nos vies. Elle est là, sourde et tapie en nous. Elle conditionne nos réactions au quotidien et habite nos vies comme un virus. L’adage de Sophocle : « Tout est bruit pour qui a peur » résonne plus que jamais dans cette nouvelle création. Mais, comme le souligne l’écrivain Tanguy Viel, « le principal souci d’Hubert Colas serait encore ailleurs, à savoir comment la peur se répercute dans la langue elle-même, comment la peur devient une phrase qui fait trembler l’édifi ce d’un corps et d’une voix ».
Avec ces maux l’auteur et metteur en scène marseillais décline le jeu de nos peurs, conscientes ou non, dans une pièce pour penser et pour panser nos peurs... Bouhhh !!!
LIEN :
teaser du spectacle
site de la compagnie
ré-écouter "La dispute" : émission d'Arnaud Laporte sur France Culture - entretien avec Hubert Colas sur STOP
- biographie
- distribution
- tarifs
- paroles de spectateurs
- propos d'H. Colas
Hubert Colas est auteur, metteur en scène et scénographe marseillais. En 1988 il crée Diphtong Cie. Il s’impose dès sa première pièce comme un auteur essentiel de sa génération mais aussi comme directeur d’acteurs. En mars 2005, il traduit et met en scène Hamlet de Shakespeare au Théâtre National de Marseille - La Criée, spectacle présenté ensuite au 59ème Festival d’Avignon. En janvier 2001, Hubert Colas crée Montévidéo, centre de création dédié aux écritures contemporaines à Marseille. En 2002, il initie actOral, festival international des arts et des écritures contemporaines qui, chaque année, met à l’honneur des écrivains dont les pratiques s’inscrivent sur des champs aussi divers que le théâtre, le roman, la poésie, l’essai..., interrogeant conjointement la notion d’écriture contemporaine et d’écriture scénique. Sur la saison 2009-2010, il est artiste associé au Lieu Unique à Nantes et présente Le Livre d’Or de Jan, qu’il a aussi écrit, au 63ème Festival d’Avignon. En novembre 2009, il crée 12 Sœurs slovaques, dernier volet de la trilogie CHTO de Sonia Chiambretto, au Théâtre de la Cité Internationale à Paris.
texte, mise en scène et scénographie : Hubert Colas • assistante mise en scène : Sophie Nardone • assistante scénographie : Nicolas Marie • avec : Claire Delaporte, Thomas Gonzales, Edith Meriau, Mathieu Montanier, Isabelle Mouchard, Mathieu Poulain et Agustin Vasquez Corbalan • lumières : Hubert Colas et Nicolas Marie • vidéo : Pierre Nouvel • son : Frédéric Vienot • costumes : Frédéric Jambier • régie générale : Stephan Mckenzie • régie plateau : Milos Torbica
production Diphtong Cie
coproduction, Théâtre de Gennevilliers, centre dramatique national de création contemporaine,
Le Merlan - scène nationale à Marseille,
Théâtre d?Arles, scène conventionnée pour les écritures d?aujourd?hui.
avec le soutien de montévidéo.
Le Théâtre de Gennevilliers est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Gennevilliers et le
Conseil Général des Hauts-de-Seine.
20 - 10 - 5 - 3 €
carte d’embarquement 13 - 7 €
Ces textes ont été écris dans le cadre d’un atelier de critique animée par Joelle Gayot et proposé gratuitement à un groupe de spectateurs du Théâtre de Gennevillers – « Les Ambassadeurs du T2G ».
« Avec sa nouvelle œuvre, Colas transforme le réel en un monde parallèle se nourrissant de points d’accroches comme nos peurs, laissant s’ouvrir nos propres horizons sur scène. Un spectacle qui se construit pas à pas. À voir absolument ! »
Sébastien FOURES
« Cet objet baroque s’inscrit dans une période de crise et de doute ; il ne peut que questionner notre rapport au réel et réinterroger par la même occasion notre rapport au théâtre. (…)
Un nouveau corps est nécessaire pour ce type de théâtre qui réclame également un nouveau type de spectateur capable de s’adapter à ce choc esthétique qui chamboule nos attentes et nos perceptions. »
Sandra Fessin
« Tout comme la mort, notre pratique sociale occulte la peur.
Vécue comme une anomalie, on ne peut plus que l'attribuer à l'autre.
Cette œuvre nous donne à expérimenter l'enracinement en nous de la peur, de sa consubstantialité à la rencontre de l'autre, qui est toujours aventure.
Elle en évoque, entremêlés, de multiples aspects et circonstances, nous rappelant en passant qu'elle est vraisemblablement une expérience émotionnelle prénatale – là même où n'existent ni la faim, ni le froid, ni la pesanteur.
Au bout du compte, le désir d'éradiquer la peur apparaît comme une absurdité. »
Jean-Louis Mailles
" Avancer la peur au ventre dans le monde de la peur. Etat d'une vie qui demande qu'une langue soit créée pour comprendre ce qui nous déroute. (de l'inconnu de cette vie.) La peur saisissant nos entrailles comme un Anthropophage, j'en mords à pleines dents un morceau. Je ris de voir s'éloigner un moment d'angoisse. Aussitôt disparu, et à peine désignant du doigt sur la paume de ma main le morceau de chair que d'autres prédateurs s'en emparent et le dévorent. J'ai cru mourir mille fois de ces peurs intimes qui bouleversent nos vies sans pouvoir une seconde en comprendre la naissance. Je guette maintenant armé de flèches la moindre figure de mes peurs. J'assiège, torturé par tant de déroutes, les remparts du silence pour y découvrir l'être qui m'anime. "

rencontre avec l'équipe artistique
mardi 14 février à l'issue du spectacle

LA NUIT DE LA PEUR AU CINÉMA DU MERLAN
samedi 11 février à l’issue de la représentation
gratuit sur réservation
Le thème de “la peur” nous inspire... Nous vous proposons d’explorer ce thème à travers une approche cinématographique !
3 projections dans l’intime cinéma du Merlan pour approfondir le frisson, l’angoisse, l’inquiétude...




